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Mai 2026 à Montréal : le marché immobilier sort ses lunettes de soleil (et vous aussi devriez)

Le printemps est officiellement arrivé à Montréal. Les terrasses rouvrent, les vélos ressortent… et les acheteurs immobiliers aussi. Oui, même ceux qui disaient en janvier « on va attendre un peu ». Spoiler : ils n’ont pas attendu si longtemps.

Le retour des acheteurs (ils étaient juste en hibernation)

Bonne nouvelle : le marché immobilier montréalais a repris au printemps 2026. Après quelques mois plus tranquilles fin 2025, les ventes repartent à la hausse. En mars, elles ont bondi de plus de 28 % par rapport au mois précédent. Autrement dit, les acheteurs sont de retour… et ils n’ont pas oublié comment faire des offres multiples. Mais attention, ce n’est pas non plus la folie de 2021 version « j’achète sans inspection en 12 minutes ». Aujourd’hui, les acheteurs sont plus prudents, plus stratégiques, et parfois même… raisonnables. Oui, ça existe.

Les prix montent (mais calmement, promis)

Côté prix, Montréal continue sur une pente douce. Le prix moyen d’une propriété a atteint environ 595 200 $, soit une hausse d’environ 4,9 % sur la dernière année.

Voici un petit aperçu pour vous mettre à jour :

  • Maison unifamiliale : environ 705 500 $ (+5,3 %)
  • Condo : environ 443 100 $ (+4,5 %)
  • Plex et immeubles : forte demande, surtout chez les investisseurs

Cette hausse reste « modérée » comparée aux années précédentes, ce qui rend le marché un peu plus digeste pour les acheteurs. Un peu. On ne parle pas non plus de soldes…

Un marché équilibré… enfin presque zen

Le mot-clé de 2026 : équilibre. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions tourne autour de 59 %, ce qui indique un marché ni complètement à l’avantage des vendeurs, ni totalement à celui des acheteurs.

les faits :

  • Les vendeurs ne peuvent plus juste poser une pancarte et attendre une pluie d’offres
  • Les acheteurs ne peuvent pas non plus négocier comme s’ils étaient seuls sur Terre

C’est un peu comme un match de tennis où les deux joueurs sont bons… mais personne ne domine totalement.

Les condos vs les maisons : duel au sommet

Petit résumé façon téléréalité immobilière :

Les maisons unifamiliales

Toujours les stars du marché. Peu d’inventaire, forte demande, prix en hausse. Bref, le genre de propriété qui disparaît assez vite.

Les condos

Ils sont plus nombreux sur le marché, ce qui donne un peu plus de pouvoir aux acheteurs. Résultat : plus de négociation possible. Attention : les bons condos (bien situés, bien gérés, sans surprise dans le fonds de prévoyance) se vendent encore très bien.

Les plex

Les chouchous des investisseurs et des propriétaires occupants. Pourquoi? Parce qu’ils permettent de générer des revenus locatifs… et de justifier votre obsession pour les calculs Excel.

Les taux hypothécaires : le facteur qui fait réfléchir

Les taux hypothécaires se situent autour de 4 % à 5 % pour les prêts fixes. Ce n’est pas catastrophique, mais ce n’est pas non plus le buffet à volonté des taux ultra bas.

Résultat :

  • Les acheteurs prennent plus de temps pour décider
  • Les budgets sont un peu plus serrés
  • Les courtiers hypothécaires deviennent vos nouveaux meilleurs amis

Et surtout, chaque hausse ou baisse de taux peut influencer directement votre paiement mensuel. (Oui, même ce petit 0,25 % qui semble inoffensif.)

Conclusion : prêt à entrer dans la course?

Le marché est actif, stable et en légère croissance. Les conditions sont plus équilibrées, mais les bonnes propriétés continuent de partir rapidement. Il faut être prêt, informé… et parfois un peu rapide sur la gâchette. Avec le Grand Prix de Montréal qui approche, difficile de ne pas faire le parallèle : le marché immobilier, c’est un peu comme la F1.

Certains foncent, d’autres freinent au bon moment, et au final, ce sont souvent les mieux préparés qui prennent l’avantage. Que vous soyez prêt à acheter, vendre ou simplement observer le cours du marché, une chose est certaine : en immobilier comme en course, le timing fait toute la différence.

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