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Élections 2022 : qu’en est-il du côté de l’immobilier au Québec?

En vue des élections qui se dérouleront le lundi 3 octobre 2022, le Groupe Lamarre a pris en note pour vous les engagements politiques des partis touchant l’immobilier au Québec. Voici donc tout ce que vous avez à savoir sur le sujet!

Le marché immobilier au Québec en déclin?

Actuellement, l’offre et l’accessibilité au logement sont une priorité pour une grande majorité des Québécois. Il est donc tout à fait approprié de se pencher sur les propositions présentées par les partis en course. Sachant aussi que 52 % de Québécois estiment que la position d’un parti politique en matière d’offre et d’accessibilité au logement peut influencer leurs intentions de vote, il est d’autant plus important de s’informer!

Quelques chiffres…

Le Québec subit présentement un déficit de 100 000 logements, alors 55% des Québécois avouent ne pas avoir eu de plan d’achat de propriété en 2022. Cela signifie notamment que moins de six Québécois sur dix étaient propriétaires de leur logement en 2021. Ainsi, le pourcentage de ménages québécois propriétaires de leur logement recule pour la première fois. En effet, le taux de propriété s’élève maintenant à 59,9 % (2021), soit 1,4% plus bas qu’il y a 5 ans, en 2016. Il faut d’ailleurs se retourner en 2001 pour constater un taux de propriété inférieur à 60 % au Québec.

Le pouvoir d’achat est notamment fortement réduit par l’inflation, la hausse des taux d’intérêt et le prix des maisons. Il est alors question du besoin de l’implantation d’une stratégie concrète, portée par des initiatives fédérales et municipales.

La hausse des prix n’est pas le facteur principal

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la hausse des prix de l’immobilier n’est pas le facteur le plus important pour expliquer les dernières statistiques. En effet, les raisons du déclin s’expliquent plutôt par « l’immigration, le vieillissement de la population et les choix de modes de vie privilégiés par les jeunes Canadiens. » (Statistique Canada)

Cependant, pour ce qui est de l’abordabilité, la situation s’est grandement améliorée en 2021 à la suite de la baisse des taux d’intérêt hypothécaires et des programmes d’aide gouvernementale reliés à pandémie de COVID-19. Malheureusement, en 2022, l’abordabilité est à son pire niveau au Canada.

S’enrichir en devenant propriétaire

Les ménages ayant accédé à la propriété ont vu leur actif prendre énormément de valeur. Ce n’est pas un secret, devenir propriétaire est une excellente façon de s’enrichir. Investir dans sa propre propriété et réaliser un profit lors de la possible revente, beaucoup plus d’argent dans vos poches tous les mois après avoir payé l’hypothèque… Depuis une vingtaine d’années, il s’agit d’une évidence!

Qu’en est-il des solutions proposées aux élections?

  • Le premier ministre François Legault insiste sur l’importance de combler l’écart de richesse entre le Québec et l’Ontario. Il ne parle cependant que rarement de l’importance de rehausser le taux de propriété du Québec au niveau canadien. La CAQ n’a également rien promis pendant la présente campagne électorale sur l’accession à la propriété, mais le gouvernement a annoncé qu’il allait doubler le crédit d’impôt pour l’achat d’une première maison. Il a aussi promis d’harmoniser ses programmes avec ceux du fédéral dès 2023 ;
  • De leur côté, le Parti libéral et le Parti conservateur proposent d’abolir la « taxe de bienvenue » aux premiers acheteurs ;
  • De plus, le parti libéral souhaite aussi augmenter le montant pouvant être retiré des REER en franchise d’impôt dans le but d’acquérir une première propriété ;
  • Finalement, Québec solidaire propose de réglementer davantage le processus d’achat de maison afin de limiter la spéculation.

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